Ma lecture spirituelle de l'Apocalypse

Publié le par Paulfeuillesdautomne.over-blog.fr

 

             Ma lecture spirituelle de l’Apocalypse 

Chaillé les Marais

Janvier 2006

 

                                                  Christ-Jésus

Témoin fidèle,

Toi qui es, qui étais et qui viens

Toi qui nous aimes

Et qui fais de nous une royauté de prêtres pour le Père,

Révèle-toi à moi, Paul

Donne-moi l’extase, fais resplendir ton visage,

Fais-moi entendre la voix, glaive affilé à double tranchant.

Je me prosterne devant Toi, effrayé…

Mais tu me rassures :

« Ne crains rien ! C’est moi, le premier et le dernier,

le Vivant, celui qui détient la clef de l’au-delà… »

Écris ce que je te donne à voir… (1,1-11)

 

 

Je connais tes fatigues et ton endurance…

Mais j’ai contre toi que tu n’as plus ton amour d’antan.

Si tu écoutes ce que dit l’Esprit, je te ferai manger de l’arbre de vie

Je connais tes épreuves, les souffrances qui t’attendent…

Si tu restes fidèle, je te donnerai la couronne de vie…

Je sais que tu tiens ferme à mon nom et que tu n’as jamais renié ta foi.

Mais celui qui tient le glaive effilé à double tranchant te dit :

Attention, ne te laisse pas séduire par les idées à la mode.

Si tu écoutes ce que dit l’Esprit,

je te donnerai la manne cachée et le petit caillou blanc portant un nouveau nom.

Je connais ta conduite : l’amour et la foi, le dévouement, l’endurance dont tu fais preuve…

Mais j’ai contre toi que tu tolères les séductions, les prostitutions, les soi-disant prophétesses.

Si tu écoutes ce que l’Esprit dit aux Églises

je te donnerai la lumière sereine de la joie et de la liberté.

Je connais ta conduite : tu passes pour vivant, mais tu es mort.

Non ! je n’ai pas trouvé ta vie bien pleine aux yeux de mon Dieu.

Réveille-toi ! Sinon je viendrai te surprendre comme un voleur.

Si tu écoutes ce l’Esprit dit aux Églises,

tu seras revêtu de blanc et ton nom sera inscrit au livre de vie.. 

Je t’ai ouvert une porte que nul ne peut fermer.

Tu as gardé ma Parole ; à mon tour je te garderai du malheur.

Tiens ferme ce que tu as, pour que nul ne te ravisse ta couronne.

Celui qui a des oreilles pour entendre ce que l’Esprit dit aux Églises,

Je graverai sur lui le nom de mon Dieu, je le ferai colonne de l’Église.

Je connais ta conduite, tu n’es ni chaud, ni froid - que n’es-tu l’un ou l’autre ! –

Ainsi je vais te vomir de ma bouche.

Tu te crois riche alors que, sans t’en douter, tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu.

Allons ! un peu d’ardeur !

Voici que je me tiens à la porte et je frappe.

Si, répondant à ma voix tu ouvres la porte, j’entrerai chez toi pour souper,

moi près de toi, toi près de moi.

Si tu entends ce que l’Esprit dit aux Églises,

je te donnerai de prendre place avec moi auprès du Père. (Chap 2 et 3) 

A1Sept Églises

 

 

Oui, Seigneur, tu me connais à fond comme dit le psaume.

Tu me connais par cœur, par le cœur, puisque tu m’aimes. (1.5)

Tu connais ma grande joie d’avoir trouvé un équilibre dans ma vie de retraité,

Avec tous les liens de famille et d’amitié qui me dilatent,

Avec mon implication dans le remodelage de la paroisse nouvelle,

Avec la fraternité de notre équipe pastorale,

Avec mon insertion dans mon grand immeuble, de moins en moins anonyme.

J’ai comme franchi un seuil en rendant les armes de la critique et du doute

pour aborder d’emblée les choses du point de vue de la foi

-         et tant de choses trouvent leur cohérence à la lumière de la foi en Toi  -

Merci pour cette grâce de la foi qui illumine ma vie, qui nourrit ma prière,

qui m’enlève tout complexe à parler de toi.

Merci pour mon ordination qui fait que je reste tout entier ordonné à Toi et à l’Église

même dans une situation de retraite.

Oui, merci, Seigneur Jésus. J’espère bien être revêtu de lumière et inscrit au livre de vie.

Mais saurai-je aussi entendre ce que ton Esprit dit aux Églises

et ce que tu as contre moi ?

J’ai tellement le souci du paraître

que c’est mon propre caillou blanc que je cherche à faire briller

et non celui qui porte un nom nouveau…

J’ai tellement conscience que mon équilibre est fragile

que j’ai du mal à accepter ce qui vient  bousculer mon confort et ma tranquillité…

Je me crois riche de ma réussite, de mon image de marque, de l’estime des gens…

Mais si cela venait à manquer,

je me retrouverais malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu !

Je t’entends qui me dis : Allons, un peu d’ardeur ! rappelle-toi ton amour d’antan !

Voici que je me tiens à ta porte et je frappe…

Oui, Seigneur, installe-toi chez moi, demeure en moi, prends toute la place !

Et je t’entends me dire aussi : je te donnerai de prendre place avec moi auprès du Père… 

 

Alors j’ai vu une porte ouverte au ciel

Et la voix me dit : « Monte ici que je te montre ce qui doit arriver… » 

 

Oui, Seigneur, les rôles sont renversés !

C’est moi qui frappe à la porte tellement j’ai un grand désir d’être reçu chez toi,

De te mieux connaître, de tomber en extase devant toi, de t’adorer.

Si tu voulais m’ouvrir ta porte, te manifester à moi…

Mais qu’est-ce qui m’arrive ! C’est donc Toi ?

Ce « QUELQU’UN », c’est donc Dieu ?

Il est tellement autre, Tout Autre, rayonnant de sainteté, de puissance, d’honneur,

Que j’en suis aveuglé, subjugué, émerveillé.

On m’avait bien dit qu’on ne peut te voir sans mourir…

Qui va me rassurer pour que j’ose avancer ?

Qui va m’ouvrir le Livre pour que je comprenne ?

Soudain je t’aperçois, debout près du trône de Dieu,

Toi, Jésus-Christ, Toi l’Agneau égorgé, Toi, l’Agneau Pascal.

Et tout s’éclaire !

Et j’ai envie de joindre ma voix à celle de tous les vivants pour chanter :

A2Le Xt ouvre le livre

Oui, tu es digne de prendre le Livre et d’en ouvrir les sceaux

Car tu as été jusqu’au bout de l’offrande de ta vie par amour

Et en Toi toute l’humanité est comme réconciliée avec Dieu.

Oui, tu es digne qu’on t’honore, qu’on t’adore comme Dieu lui-même, Amen !

Toi, Jésus, l’Agneau de Dieu,

Tu t’es tellement heurté à toutes les forces du mal,

tu as payé d’un tel prix ton affrontement avec elles

Que tu les maîtrises, ces chevaux de malheur de l’Apocalypse 

Et aussi cette violence qui parfois se déchaîne sur notre monde

au point de nous faire redouter la colère de Dieu.

Et tu connais bien aussi tous ceux qui en ont été les victimes innocentes.

Et le moment approche où tu vas donner ordre à tes anges

de marquer du sceau du Dieu vivant les vrais serviteurs de Dieu

à commencer par les 144000 des douze tribus d’Israël.

Et puis c’est une multitude immense qui se rassemble autour de toi,

Vêtus de robes blanches, palmes en mains et qui acclament à pleine voix :

« Honneur, louange et gloire à notre Dieu et à l’Agneau ». 

Mais qui sont-ils et d’où viennent-ils tous ces gens en habits de lumière ?

me demande un vieillard.

« C’est Toi qui le sais, mon Seigneur », répondis-je.

Alors il m’aida à comprendre que c’étaient ceux qui l’avaient suivi jusque dans le martyre :

« Ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve.

Ils ont lavé leur robe et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau.

C’est pourquoi l’Agneau sera leur pasteur et les conduira aux sources de la vie.

Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. » (Chap. 4- 5 -6) 

A3l'AgneauImmolé

 

Oui, Jésus-Christ, Toi l’Agneau immolé,

C’est dans ton sang que nous avons été baptisés.

Désormais tu es notre Pasteur et tu nous défendras au prix de ton sang

Et tu nous conduiras aux sources de la vie.

Merci pour ta vie donnée, livrée, offerte par amour. 

 

Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines : la paix n’a duré qu’une ½ heure ! (8.1)

Ta victoire, ô Christ, n’empêche pas les drames et les cataclysmes…

C’est en quelque sorte les plaies d’Égypte qui se reproduisent

Jusqu’à désespérer de la réalisation de ton Salut !

Et même les hommes échappés à l’hécatombe n’abandonnent ni leurs meurtres,

ni leur sorcellerie, ni leur débauche, ni leurs rapines.

 

Alors un ange puissant descendit du ciel, tenant entre ses mains un petit livre ouvert

et une clameur puissante s’éleva pour annoncer :

« Plus de délai ! Quand sonnera la 7ème trompette, le mystère de Dieu sera consommé

selon la bonne nouvelle qu’il en a donnée à ses serviteurs les prophètes. »

Je priai l’ange de me remettre le petit livre ouvert.

« Tiens ! Mange-le ! » me dit-il, « il te remplira les entrailles d’amertume,

 mais en ta bouche il aura la douceur du miel. »  (Chap. 8 – 9 – 10)

 

 

« Il me dit : « Fils d’homme, mange-le, mange ce rouleau.  Mange ce volume et va parler à la maison d’Israël. J’ouvris la bouche et il me fit manger le volume. Et il me dit : « Fils d’homme, nourris-toi et rassasie-toi de ce volume que je te donne ». Je le mangeai et il fut dans ma bouche doux comme du miel. »  (Ez. 2.8 à 3.3)

« Quand j « Dès que je rencontrais tes paroles, Seigneur, je les dévorais, elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur ». (Jér 15.16)

 

 

 

Quand je l’eus avalé, on me dit :

« Il te faut encore prophétiser à la face du monde ».

« J’enverrai mes deux témoins prophétiser pendant 1260 jours, revêtus de sacs. »

 

Oui, Seigneur, à la suite de Pierre et de Paul, les deux témoins, et de tant d’autres,

Avec toute l’Église je veux bien être ton témoin pour prophétiser…

pour affronter la Bête, au risque d’y prendre des coups, d’y laisser ma peau…

Ne suis-je pas appelé à être configuré à Toi jusque dans ta mort,

dans l’espérance de l’être aussi dans ta victoire ?

Et j’entendrai ta voix qui me dira un jour :

«Montez ici ! »

et je serai peut-être l’une des multiples voix qui clameront :

« La royauté du monde est acquise à notre Dieu ainsi qu’à son Christ ! »

Alors s’ouvrira le Temple de Dieu…

Pourtant le grand affrontement ne fait que commencer,

Car le dragon, le diable, l’antique serpent, Satan, le séducteur du monde entier

s’en prend à la femme enveloppée de soleil et couronnée d’étoiles,

qui crie dans les douleurs de l’enfantement : il veut dévorer l’enfant.

 

Cet enfant, c’est Toi, Christ Jésus, que le dragon ne pourra dévorer

car par ta résurrection et ton ascension tu seras élevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône.

A5MicheletleDragon

Alors le dragon dont la queue balaie le tiers des étoiles, livra une furieuse bataille dans le ciel

mais il fut vaincu par Michel et ses anges.

Car désormais la victoire est acquise à notre Dieu et à son Christ, grâce au sang de l’Agneau.

Se voyant rejeté sur la terre, le dragon se lance à la poursuite de la femme qui s’envole au désert

où elle trouve refuge, nourriture et protection contre l’antique serpent.

« Alors, furieux de dépit contre la femme, il s’en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui obéissent aux ordres de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus » (12.17)

A7La Bête

 

Alors je vis surgir de la mer une Bête,

comme une panthère avec des pattes d’ours et une gueule de lion.

C’est le dragon qui en fait son instrument.

Toute la terre, subjuguée par sa puissance, suivit la bête

et se prosterna devant le dragon et devant la bête.

Tous les habitants de la terre,

-         sauf ceux dont le nom est écrit dans le livre de l’Agneau égorgé  -

se mirent à l’adorer.

Et je vis surgir de la terre une autre Bête..

Et voici que celle-ci prend des apparences d’Agneau, pour mieux tromper le peuple

Et elle accomplit de tels prodiges qu’elle trompe et fourvoie les habitants de la terre.

« Par ses manœuvres, tous, petits et grands, riches ou pauvres, libres ou esclaves,

se font marquer sur la main et sur le front

et nul ne pourra rien acheter ni vendre

s’il n’est marqué au nom de la Bête et au chiffre de son nom. » (Chap. 13)

 

 

Christ-Jésus,

quel rude combat ont eu à mener les premiers chrétiens de Rome et de l’Empire

pour résister jusqu’au martyre aux pressions et menaces de toutes sortes.

Mais la Bête puissante, sournoise, multiforme ne cessera jamais de tourmenter ceux qui,

à cause de Toi et de l’Évangile, résistent aux idéologies, aux embrigadements.

Beaucoup de chrétiens d’aujourd’hui ne sont-ils pas en danger

de se faire dévorer, absorber, digérer

par la modernité et la consommation,

le Dieu-Corps, le Dieu-Argent, le Dieu-Pouvoir, le Dieu-Gloire ?

Beaucoup de chrétiens d’aujourd’hui, à force d’intérioriser, de privatiser leur foi en Toi,

ne risquent-ils pas de taire et même d’oublier

qu’ils ont été marqués du sceau de l’Agneau immolé ?

À l’époque des « marques », des tatouages, des piercings,

la Croix dont nous sommes marqués ne devient-elle pas un simple ornement ?

 

Nous ne sommes plus qu’un tout petit reste,

-         une minorité que beaucoup croient en voie de disparition  -

à t’accompagner, Toi, l’Agneau vainqueur.

Nous sommes fiers de porter inscrits dans nos cœurs ton Nom et celui du Père.

Et nous sommes l’écume d’un mouvement qui travaille les profondeurs (14.2)

Et c’est à pleine voix que nous chantons en ton honneur un cantique nouveau

dont le sens échappe à ceux qui ne croient pas.

Nous avons essayé de te suivre dans l’épreuve

et nous voulons te suivre partout où tu vas.

Tu as fait de nous comme des prémices de nos frères humains

et nous espérons que beaucoup d’entre eux entendront la Bonne Nouvelle

que ton ange proclame à toute nation, race, langue et peuple d’une voix puissante :

« Craignez Dieu, glorifiez-le, adorez celui qui a fait le ciel et la terre et la mer et les sources…(14.7)

voici l’heure du jugement ! Elle est tombée Babylone (Rome) la Grande,

elle qui a abreuvé tous les peuples du vin de la colère

quiconque adore la Bête devra boire le vin de la fureur de Dieu.

car Toi, le Fils de l’homme ayant sur la tête une couronne d’or et dans la main une faucille aiguisée,

tu jettes ta faucille et tu moissonnes car la moisson de la terre est mûre.

Et tu vendanges les grappes dans la vigne de la terre car ses raisins sont mûrs.

Tu verses le tout dans la cuve de la colère de Dieu.

On la foule hors de la ville et il en coule du sang. (Chap 14)

Comme au Golgotha !

 

Mais tous ceux qui ont triomphé de la Bête

sont debout près de la Mer de cristal mêlée de feu

Et s’accompagnent sur les harpes de Dieu

en chantant le Cantique de Moïse et le Cantique de l’Agneau

C’est un nouvel Exode ! C’est la Pâque !

Une nouvelle fois, au ciel, le Temple s’ouvre (9.11.19)

et la Tente de la Rencontre  (15.5)

 

Mais sur la terre, quelle hécatombe ! Quel carnage ! 

quand les 7 anges répandent les 7 coupes de la colère de Dieu (16.1)

 

Seigneur ! Seigneur, pitié !

Ça ne s’arrêtera donc jamais : le sang qui coule, le sang qu’on boit,

les hommes brûlés par le feu…

N’ont-ils pas raison les hommes qui, bien loin de se repentir,

blasphèment ce Dieu vengeur ? (16.21)

A8lachutedeBabylone

 

Pourtant le dénouement est proche…

« L’un des anges s’en vint me dire : Viens que je te montre le jugement de la Grande Prostituée,

celle avec qui ont forniqué les rois de la terre, celle qui se saoulait du sang des martyrs de Jésus,

Elle s’en va à sa perte, les peuples vont la prendre en haine, la dépouiller, la mettre à nu,

ils en mangeront la chair, ils la consumeront par le feu. (17.16)

et cette femme-là, c’est la Grande Cité (Rome), celle qui règne sur les rois de la terre. (17.18)

Après quoi je vis un autre ange de grande autorité s’écrier de toutes ses forces :

« Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la Grande ! » (18.1-2)

Sortez, mon peuple, quittez-la ! de peur que solidaires de ses fautes (18.4)

vous n’ayez à pâtir de ses plaies.

En un seul jour des plaies vont fondre sur elle : peste, deuil, famine.

Elle sera consumée par le feu car il est puissant le Seigneur qui l’a condamnée. (18.8)

Ils pleureront sur elle et se lamenteront, les rois de la terre,

les compagnons de sa vie lascive et fastueuse

quand ils verront la fumée de ses flammes.

Hélas ! Hélas ! Immense cité, ô Babylone, cité puissante,

car une heure a suffi pour que tu sois jugée ! (18.9-10)

Ô ciel, sois dans l’allégresse !

Et vous, saints apôtres et prophètes, car Dieu a jugé votre cause en la condamnant (18.20)

Un ange puissant prit alors une pierre comme une grosse meule et la jeta dans la mer en disant :

« Ainsi d’un coup on jettera Babylone, la Grande Cité et on ne la verra jamais plus ! » (18.21)

Et tous les harpistes, joueurs de flûte et de trompette, en écho répéteront :

Jamais plus ! Jamais plus ! Jamais plus !

 

Combien de fois, Seigneur Jésus, n’avons-nous pas crié ou entendu crier :

 « Plus jamais ça ! »

Plus jamais de guerre, de torture, comme en Algérie !

Plus jamais de goulags et d’exécutions massives comme en URSS !

Plus jamais de camps de concentration comme en régime nazi !

Plus jamais de génocide comme au Cambodge ou au Ruanda !

Plus jamais d’esclavage comme au temps des négriers !

Plus jamais de racisme à la Le Pen

Plus jamais d’indifférence à la pauvreté qui tue 20.000 personnes par jour !

Jamais nous n’aurions pensé voir encore des martyrs de la foi au 20° s.

Et pourtant nous avons vu Bonhoeffer, Martin Luther King,

Oscar Roméro, Popiélusko, Pierre Jarlan.

Nous avons vu les martyrs de Tibihirine, dont notre ami Célestin

et la voix de Christian de Chergé faisant de leur assassinat une offrande d’amour.

Pourtant, nous continuons à croire que tous les Empires,

tous les régimes dictatoriaux ou totalitaires sont des colosses aux pieds d’argile

Et que la foi en Toi, l’Agneau Égorgé,

fera à jamais de tes disciples des hommes libres, des résistants

et, au bout de l’histoire, les grands vainqueurs avec Toi,

« ceux qui viennent de la grande épreuve et qui ont blanchi leur robe dans le sang de l’Agneau ». (7.14)

 

Et c’est l’ovation !

J’entendis comme un grand bruit de foule immense qui clamait :

 « Alléluia ! Salut et Gloire et Puissance à notre Dieu.

Soyons dans l’allégresse et dans la joie, car voici les Noces de l’Agneau. Et son Épouse s’est faite belle.. Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau ! » (19.1-7)

Le fiancé, qui s’appelle « fidèle » et « vrai », monte un cheval blanc, ses yeux sont une flamme ardente, le manteau qui l’enveloppe est trempé de sang

et son nom est « le Verbe de Dieu »

Il a encore une allure bien guerrière, peut-être parce qu’il y aura encore des soubresauts de l’histoire, Satan devant encore être relâché pour un temps.

Mais désormais le Livre de la Vie est ouvert, le jugement accompli.(20.12)

Le ciel et la terre s’enfuiront de devant sa face sans laisser de trace. (20.31)

 

A10JérusalemCéleste


Puis je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle…

Et je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle,

qui descendait du ciel, de chez Dieu.

Elle s’est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux.

J’entendis alors une voix clamer :

« Voici la demeure de Dieu avec les hommes.

Il aura sa demeure avec eux, ils seront son peuple,

et Lui, Dieu avec eux, sera leur Dieu.

Il essuiera toute larme de leur yeux.

De mort, il n’y en aura plus !

De pleurs, de cris et de peines, il n’y en aura plus !

Car l’ancien monde s’en est allé.

Alors celui qui siège sur le trône déclara :

Voici que je fait l’univers nouveau !

Écris : ces paroles sont certaines et vraies.

Je suis l’Alpha et l’Oméga

Le Principe et la Fin

L’homme assoiffé, moi je le ferai boire à la source de vie, gratuitement.

Je serai son Dieu et lui sera mon fils. (Chap. 21)

 

Alors l’un des 7 anges s’en vint me dire :

« Viens que je te montre l’épouse de l’Agneau. »

Et il me montra la cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel,

de chez Dieu,

avec en elle la gloire de Dieu.

Elle resplendit autant qu’une pierre précieuse.

Son rempart repose sur 12 assises

portant le nom de l’un des 12 apôtres de l’Agneau .

De Temple, je n’en vis point en elle :

c’est que le Seigneur est son Temple, ainsi que l’Agneau.

Elle peut se passer de l’éclat du soleil et de celui de la lune

car la gloire de Dieu l’a illuminée et l’Agneau lui tient lieu de flambeau.

Les païens marcheront à sa lumière

et les rois de la terre viendront lui porter leurs trésors.

Rien de souillé n’y pourra pénétrer,

mais seulement ceux qui sont inscrits dans le Livre de Vie de l’Agneau.

Ange

 

Puis l’ange me montra le fleuve de vie

qui jaillissait du trône de Dieu et de l’Agneau

et les arbres de vie qui fructifient 12 fois,

et leurs feuilles peuvent guérir les païens.

Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dressé dans la ville

et les serviteurs de Dieu l’adoreront.

Ils verront sa face et son nom sera sur leurs fronts.

De nuit, il n’y en aura plus car le Seigneur répandra sur eux sa lumière

et ils règneront pour les siècles des siècles. (22.1-5)

Voici que mon retour est proche ! Heureux ceux qui lavent leur robe :

 ils pourront disposer de l’arbre de Vie et pénétrer dans la cité par les portes.  (21.12-14)

 

Quelle révélation ! Quel dévoilement !

Tu viens de me transporter dans ce monde refait à neuf

où tu demeures avec nous et nous avec Toi.

Tout s’éclaire, tout devient limpide, lumineux.

Tout ton travail créateur, tout ton projet d’Alliance,

si souvent mis en échec dans l’histoire,

Se déchiffre et s’accomplit.

Alléluia ! (19.1/7)

La grande épreuve s’achève

en des noces grandioses de l’Agneau et de l’Épouse.

Tu es l’Agneau, l’Agneau égorgé, l’Agneau immolé, l’Agneau Pascal,

qui te tiens près du trône de Dieu.

Je t’aimais bien comme Bon Pasteur

et j’essayais de te ressembler : c’était si « pastoral » !

Là, tu es trop grand pour moi… Ou moi si petit devant Toi…

Mais je suis heureux et fier d’être marqué de ton sceau,

de compter parmi tes amis,

les amis de l’Agneau qui le suivent partout où il va. (14.4)

Je suis heureux de faire partie de l’Église,

 ces 144000 qui t’accompagnent en chantant le cantique nouveau (14.3)

Je suis heureux de faire partie de cette humanité que tu aimes,

cette foule immense impossible à dénombrer qui crie d’une voix puissante :

le salut est à notre Dieu et à l’Agneau (7.9-10)

Christ Jésus, merci d’être à jamais le témoin fidèle et vrai…

Merci pour ta vie donnée, sacrifiée, offerte…

Merci pour le Salut acquis au prix de ton sang…

Merci d’être l’Emmanuel, Dieu avec nous, notre compagnon de lutte…

Merci d’être celui qui nous aime et essuie toute larme de nos yeux…

Alléluia ! Tu es l’Agneau…  

Mais qui donc est l’Épouse sinon ton Église ?

Elle qui s’est faite belle

comme une jeune mariée parée pour son époux (21.2)

Quand je pense qu’il m’arrive de la trouver vieille,

démodée, frileuse, stérile !…

Il est vrai qu’elle aussi est marquée par les épreuves :

Elle a connu les douleurs et le travail de l’enfantement (12.2)

Elle a vu le dragon s’apprêter à dévorer son enfant nouveau-né (12.5)

Elle a du se réfugier au désert et y être nourrie par les anges (12.7 et 14)

Mais aujourd’hui elle resplendit autant qu’une pierre des plus précieuses (21.11)


Car Toi, Christ, tu l’as aimée, tu t’es livré pour elle afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d’eau, car tu voulais te la présenter à toi-même toute resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel, mais sainte et immaculée. (Ephésiens 5.25-27)


Christ Jésus, merci pour ton Église

car c’est en elle que tu rayonnes comme un flambeau,

C’est en elle que tu nous ouvres le Livre de Vie  (21.23 et 27)

C’est en elle que ta porte est ouverte aux païens,

C’est en elle que tous les trésors du monde sont mis en valeur,

c’est en elle que tu fais boire l’homme assoiffé à la source de Vie,

c’est en elle que nous verrons ta face (22.1-4)

Tu nous dis : « Voici que mon retour est proche » :

c’est en elle que nous l’attendons.

Alléluia !

 

L’Esprit et l’Épouse disent : « Viens »

Que celui qui écoute dise « Viens » !

Et que l’homme assoiffé s’approche, que l’homme de désir reçoive l’eau de la Vie gratuitement.

Oh oui, Viens, Seigneur Jésus !

                                  Maranatha ! (27,17-20)

 

 

 

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