11- Un synode très attendu (10 - 24 Octobre 2010) à Rome
Le Vatican s’inquiète
de la disparition possible des chrétiens au Proche-Orient
La lente érosion du nombre des chrétiens au Proche-Orient constitue pour le Vatican une source d’inquiétude majeure. En convoquant du 10 au 24 Octobre un synode réunissant 180 évêques de la région, le Pape Benoît XVI entend attirer l’attention de la communauté internationale sur le sort des ces communautés déclinantes. Souvent divisées, évoluant au cœur de divers conflits, elles se trouvent en outre confrontées à de nouveaux défis, qu’il s’agisse de l’islamistion de leur environnement ou de la prise en compte par leurs Églises de nouvelles populations chrétiennes immigrées, venues d’Asie ou d’Afrique.
« Il est clair que l’affaiblissement, voire la disparition du christianisme là où il est né est une perte pour l’Église universelle. Si cela continue, le christianisme au moyen-orient va disparaître." Le cas de la Turquie est particulièrement parlant. Les chrétiens y représentaient 20% de la population au début du 20° s. Ils sont aujourd’hui 0,2%. En Irak, le nombre des chrétiens serait passé de 1,5 millions il y a 20 ans à moins de 600.000 aujourd’hui, et leur exode se poursuit.
Partir ou rester ? Cette question cruciale sera longuement débattue. Le clergé, enclin à perpétuer la présence chrétienne sur place, et les fidèles, tentés par l’exil, ne partagent pas toujours le même avis sur cette question. Le synode se veut un encouragement aux communautés à demeurer sur place et à « témoigner », sans s’isoler dans des ghettos, attitude typique des minorités. Le rôle des chrétiens dans les domaines de la santé et de l’éducation est mis en avant et doit être encouragé, estime le Vatican.
Mais l’un des points les plus sensibles abordés lors du synode concerne la cohabitation de plus en plus difficile des communautés chrétiennes avec l’islam et ses courants extrémistes. Les évêques locaux déplorent depuis plusieurs années l’islamisation croissante de certaines sociétés arabes. « L’islamisme est l’ennemi commun aux chrétiens et aux musulmans » précise le Père Samir, jésuite égyptien.
Mais si le texte synodal rappelle clairement les « racines communes » entre chrétiens et musulmans, nombre de chrétiens orientaux jugent que l’islam ne parvient pas à relever « le défi de la modernité incarné par l’Occident ». Cette lecture inquiète certains musulmans, parmi lesquels Mustapha Cherif, un intellectuel algérien qui a rencontré le pape à deux reprises. Des représentants musulmans (iranien et libanais) ainsi qu’un rabbin prendront la parole durant le Synode.
Durant cette quinzaine, des avancées sont aussi espérées sur l’épineux dossier de l’œcuménisme marqué par « les incompréhensions historiques et les préjugés ». Le Vatican veut plaider pour une meilleure collaboration entre la multitude d’Églises chrétiennes qui ont prospéré dans la région au rythme des schismes et de l’histoire. L’actuelle faiblesse des chrétiens dans les sociétés proche-orientales exigerait de leur part une plus grande unité ».
(Stéphanie Le Bars – Le Monde 10-11.10.10)
Le patriarche latin de Jérusalem prévoit la disparition de la moitié des 10.000 chrétiens de la ville sainte d’ici 2016… Au Liban, l’émigration se poursuit depuis 1975 et bouleverse les équilibres politiques. Benoît XVI a répondu à la demande de l’archevêque chaldéen de Kirkouk (Irak) en Janvier 2009, réitéré 4 mois plus tard par les évêques de Terre Sainte. Sur 350 millions d’habitants de ces régions, les chrétiens représentent environ 14 millions de fidèles dont 5 millions qui reconnaissent l’autorité du pape.
Les participants de ce synode chercheront pendant deux semaines les voies pour redonner aux chrétiens moyen-orientaux les raisons et la force de demeurer dans leurs pays. « Les chrétiens ne doivent pas rester seulement pour maintenir une existence sur place. Ils ont besoin d’avoir conscience d’une mission singulière à accomplir en tant que baptisés » (Annie Laurent experte pour cette assemblée)
Sur le terrain, les chrétiens orientaux ont une forte attente de ce qui va être dit sur l’islam. Mais la margede manoeuvre est très réduite dans le contexte actuel. Demander aux pays à majorité musulmane, signataires des conventions internationales, de respecter la liberté de conscience serait toutefois un service à rendre aux musulmans eux-mêmes, certaines minorités islamiques souffrant du non-respect de ce droit.
La Vie 7.10.2010 p. 30
Un Synode très attendu
Du 10 au 24 Octobre va se tenir à Rome une assemblée spéciale du Synode des évêques catholiques du Proche-
Orient. Nous avons beaucoup à recevoir des Églises orientales : le témoignage de leur foi et de leur courage, et tout un pan du christianisme que nous ignorons. L’Instrument de travail » préparatoire en dégage cinq grandes ambitions :
1- La survie des communautés chrétiennes de la région : « Il s’agira de fournir aux chrétiens les raisons de leur présence dans une société à majorité musulmane… L’affaiblissement, voire la disparition, du cristianisme là où il est né, est une perte pour l’Église universelle. D’où la lourde responsabilité de maintenir la foi chrétienne en ces terres saintes. »
2- Le service de la paix dans ces pays : si les chrétiens soivent demeurer dans les terres natales du christianisme, ce n’est pas comme relique archéologique, mais pour y maintenir vivant le message évangélique. Cette présence active passe par le dialogue entre les religions, mais aussi entre les peuples, dont le droit à vivre en sécurité doit être garanti.
3- Le dialogue avec l’Islam et avec le judaïsme : « Il est essentiel, bien que difficile, pour l’Église, d’entrer en dialogue avec ‘les frères aînés juifs’ et de même ‘les relations entre chrétiens et musulmans sont difficiles, surtout du fait que les musulmans ne distinguent pas religion et politique ». D’autant que, depuis le 11 Septembre 2001, nombre de musulmans identifient purement et simplement l’Église avec l’Occident.
4- Une garantie des droits de l’Église : les catholiques doivent disposer des possibilités réelles d’organiser leur vie et leur mission, y compris au plan légal.. et jouir d’une plus grande égalité entre citoyens de religions différentes.
5- L’unité entre Églises des divers rites : autonomie des diverses Églises, carences de la coopération entre elles, possibilités de rapprochement avec les Églises orthodoxes…
L’un des enjeux du Synode est ainsi de faire valoir que l’on peut être croyant en Orient sans être musulman, et chrétien autrement que selon le moule latin. Si la foi des Églises d’Orient venait à manquer, le ‘patrimoine mondial’ du christianisme serait amputé et privé d’une belle diversité dans la liturgie et la théologie, dans la spiritualité et l’animation des communauté.
Si l’assemblée synodale de cet automne servait déjà à ce que les catholiques d’occident découvrent les trésors de leurs frères d’Orient, l’avenir de ces Églises serait pour l’essentiel assuré par la grâce d’un tel « échange de dons ».
D’après Michel Kubler dans Croire Aujourd’hui Septembre 2010
* Mgr Claude Bressolette, en photo ci-dessus, participe à ce Synode.
« Les évêques du Moyen-Orient travaillent désormais à partir d’une ébauche du message final, prévu pour être présenté le 23 Octobre, à la veille de la clôture solennelle du Synode. Ce projet aborde notamment la liberté de conscience, la liberté religieuse, la place à accorder aux immigrés catholiques venant d’Asie, la volonté de réciprocité, la place de l’œcuménisme, le souhait du retour des arabes chrétiens émigrés, le statut de Jérusalem, ou encore la guerre en Irak. Plus de 40 pères synodaux ont souhaité réagir à cette ébauche de message final, montrant ainsi la complexité et la diversité des situations au Moyen Orient … Ce rapport va jusqu’à affirmer que Musulmans et Chrétiens partagent l’essentiel des cinq piliers de l’Islam… Le Dieu Amour aime les musulmans : peut-être faut-il trouver un nouveau langage théologique pour exprimer ce mystère et le leur rendre plus accessible. » (La Vie – Internet du 20.10.10)
Les Églises d’Orient relèvent la tête (La Croix 15 Nov. 2010)
Dense et courageux, le Synode pour le moyen-orient s’est achevé le dimanche 24 Octobre sur des propositions et un message marquant l’entrée des Églises orientales dans une « Pentecôte inespérée ».
Un contexte politique explosif, des églises divisées, un temps de préparation trop bref, une durée réelle des temps de parole très limitée… Ce Synode pouvait tourner court, s’étioler en pieuses considérations. Il n’en a rien été. Dans un climat plus que vivant, avec assiduité, et le plus souvent en présence du pape, très attentif, les 165 pères synodaux des Églises orientales ont pris le risque – pour la première fois – d’une véritable pentecôte entre eux et face au monde.
Les 44 propositions remises au pape et le message final en 12 points, relèvent le défi majeur que les catholiques orientaux ont décidé de relever tous ensemble : se faire les avocats des droits de l’homme dans cette partie du monde : liberté religieuse, liberté de conscience, égalité des citoyens.
Benoît XVI l’a rappelé dans son homélie finale. Non pas tant face à un Islam avec lequel – au moins dans leur discours public – les participants tiennent à maintenir un dialogue de vie, mais au nom du bien commun indispensable à tous, chrétiens, juifs et musulmans, enfants d’un même Dieu.
Par ailleurs, le Synode condamne l’antichristianisme tout autant que l’antisémitisme et l’islamophobie, affirmant, au grand dam de l’ambassade d’Israël près le St Siège, qu’il n’est pas permis de recourir à des positions bibliques et théologiques pour en faire un instrument pour justifier les injustices.
Sur ce socle, les chrétiens d’Orient promettent de fortifier l’unité dans leur diversité, de s’exprimer d’une seule voix, de promouvoir par exemple célébrations et séminaires communs. À leurs émigrés dont l’exil tourne à l’hémorragie, ils lancent un appel au retour, leur promettant des projets de développement locaux. Aux nouveaux immigrés (Plilippins, Indiens, Soudanais), ils s’adressent avec sollicitude, conscients de « l’esclavage moderne » dont ils sont victimes, notamment dans le golfe.
À l’évêque de Rome, dont ils reconnaidssent sans réticence la primauté, les patriarches orientaux adressent deux messages. L’extension de leur juridiction hors de leur territoire patriarc leur permettrait d’adresser à la fois un signal de liberté à leurs cousins et voisins orthodoxes, mais aussi de veiller sur leurs communautés éloignées et menacées par la sécularisation qu’ils redoutent.
Frédéric Mounier à Rome
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L'attentat contre les chrétiens d'Irak
Au lendemain de ce Synode, un grave attentat a été perpétré dans une église chrétienne de Bagdad. De plus il a été revandiqué par Al-Qayda comme légitime vis à vis des chrétiens qui n'ont rien à faire en terre arabe. "Ceux qui ne sont pas musulmans n'ont pas leur place dans le monde arabe" a commenté Bernard Guetta. Comment ne pas y voir une réponse au Synode ?
Dans un texte intitulé "Appel à nos frères de France", les évêques d'Irak témoignent de leur foi et de leur espérance, suite à l'attentat dans une église de Bagdad le 31 Octobre 2010. "Restez avec nous", demandent-ils.
"Notre Calvaire est lourd et il nous paraît long. le carnage qui a eu lieu à la cathédrale Notre Dame du Perpétuel secours de Bagdad, avec 58 morts, parmi lesquels deux jeunes prêtres et 67 blessés dont un prêtre, nous a profondément secoués. Nous perdons la patience, mais nous ne perdons pas la foi et l'espérance. cet évènement d'une telle ampleur qui se produit juste après la tenue du Synode nous choque encore plus. ce dont nous avons besoin, c'est de votre prière et de votre soutien fraternel et moral. votre amitié nous encourage à rester sur notre terre, à persévérer et à espérer. sans cela nous nous sentons seuls et isolés. nous avons besoin de votre compassion face à tout ce qui vient toucher la vie des innocents, chrétiens et musulmans. Restez avec nous, restez avec nous jusqu'à ce que soit passé ce fléau. Que le Seigneur nous protège tous"
Le 2 Novembre 2010
Mgr Athanase Matti MATOKA, archevêque de Bagdad ses Syriens
Mgr Louis SARKO, archevêque de Kirkouk des Chaldéens
Mgr Emil NONA, archevêque de Mossoul des Chaldéens
Mgr Basile Georges CASMOUSSA, archevêque de Mossoul des Syriens
Mgr Bashar WARDA, archevêque d'Erbil des Chaldéens.
L’attentat contre les chrétiens coptes d’Alexandrie (21 morts le 31.12.10)
Déclaration du 6 Janvier 2011 de la Conférence des responsables de cultes en France : « En tant que responsables religieux, nous déclarons fermement que nul ne peut se prévaloir des religions que nous représentons pour légitimer des violences, des ségrégations et même du mépris à l’égard d’un être humain. Nous encourageons les fidèles de nos communautés à résister au repli et à la peur… Nous ne voulons pas que la religion soit instrumentalisée à quelque fin que ce soit. Nous désirons être artisans de paix dans notre pays et dans le monde » (Extrait… signé par les plus hautes autorités françaises de la Fédération Protestante de France, de la Conférence des évêques de France, de l’assembles des évêques orthodoxes de France, du Grand Rabinat de France, du Conseil français du Culte musulman, de l’Union boudhiste de France)
« Nous rappelons haut et fort que ces meurtriers ne sont pas l’Islam et qu’ils ne représentent en rien les musulmans… C’est aussi l’Islam que l’on assassine en commettant ces crimes en son nom. Il nous faut dénoncer sans cesse cette folie meurtrière qui sévit au nom de la tradition religieuse que je professe et d’autres avilissent et pervertissent » (Site Respect-mag – 12.01.2011)
Expulsé en Juin 2012 pour avoir contesté le régime, Paolo Dall'Oglio croit plus que jamais au dialogue entre les
religions.. "Je compte revenir dès que la situation le permettra. Je suis Syrien, j'ai vécu 30 ans ici. J'aspire à vivre comme un homme libre dans un pays libre. Je continuerai évidemment de dénoncer le manque de respect des droits de l'homme.
- Plusieurs responsables ecclésiastiques ne sont-ils pas allés trop loin dans leur défense du régime de Bachar el-Assad? "Ils en ont fait beaucoup trop, bien sûr et je l'ai dénoncé. mais il faut comprendre que ces ecclésiatiques croyaient sincèrement comme la seule mauvaise solution possible. en réalité, ce leadership chrétien était en retard par rapport au mûrissement de la société civile."
- Les chrétiens risquent-ils de souffrir de ce qui a été présenté comme un soutien au régime ? "Ils en souffrent déjà... C'est d'autant plus absurde qu'il y a des chrétiens parmi l'opposition, des chrétiens torturés. pour comprendre la situation des chrétiens, il faut se rappeler qu'ils sont habitués à être censurés tout en se croyant protégés par l'État. Ils ont été utilisés par le régime. alors qu'ils croyaient eux-même utiliser le régime pour leur protection! Ils sont dans une logique d'Autocensure. et maintenant, ils ont peur d'être dénoncés. Le vrai enjeu est de construire un État consensuel qui ne soit pâs fondé sur la loi du groupe le plus fort ou le plus nombreux. La Vie du 06 Sptembre 2012
1- Faites le pari de la relation Ayez de la considération pour l'autre. tâchez de l'écouter, de vous mettre à sa place pour le comprendre de l'intérieur. enlevez de votre coeur toute rancune, vengeance. ne vous fiez pas dans un jugement négatif et croyez à la possibilité du dialogue. n'oubliez pas que c'est l'homme qui doit être le centre de toute religion. J'appelle mes frères musulmans d'Orient à ne pas chercher ce qui nous désunit, mais à miser sur ce qui nous rassemble: l'air, l'espace, l'Histoire, la patrie, mais aussi la cause de l'homme et la révélation abrahamique.
2- Soutenez les réformateurs Sur les réseaux sociaux, on voit grossir un courants d'intellectuels musulmans, de citoyens lettrés qui défendent une citonneté commune, un vivre ensemble, un partage des pouvoirs, une égalité de chances entre les communautés et les sexes. il faut encourager ces visionnaires qui favorisent l'émergence d'un islam modéré. l'Occident devrait les défendre, les aider à diffuser leurs idées. lors du Synode des évêques catholiques d'Orient, à Rome en octobre 2010, j'avais insisté pour que l'on appuie ce courant ouvert sur la citoyenneté civile, à l'écoute des autres religions et prônant le développement d'un véritable partenariat islamo-chrétien.
3- Privilégiez le partage au quotidien En Occident, le dialogue est souvent assimilé à une discussion idéologique, théorique. pourtant, cette démarche théologique, saufs entre grands spirituels cherchant Dieu et l'homme au-delà des dogmes et des lois, me paraît difficile. je crois plutôt au dialogue de vie. en Irak, chrétiens et musulmans ont 1000 occasions de coopérer. c'est dans ce registre de l'action citoyenne, des initiatives économique et sociales pour promouvoir l'environnement, développer des réseaux dans le domaine de la santé, de l'éducation, de la culture, que nous nous rapprocherons par le partage quotidien.
Mgr Georges Casmoussa, ancien archevêque de Mossoul
dans "La Vie" du 06.09.12 -
Voir son livre-témoignage 'Jusqu'au bout'.
L'appel pour Alep d'Andrea Ricardi (Sant'Egidio (Juin 2014) L'effroyable bataille d'Alep, la ville a plus peuplée de Syrie, a commencé en juillet 2012. carrefour de civilisations et patrimoine de l'Unesco, la ville est aujourd'hui en ruine: la splendide citadelle est bombardée, le souk médiéval incendié, la mosquée des Omeyyades réduite à un champ de bataille. Pourtant ses 2 millions d'habitants sont restés, préservant la cohabitation millénaire entre musulmans et chrétiens. la ville est segmentée. la majeure partie des quartiers est aux mains des loyalistes, mais il y a aussi des zone contrôlées par les rebelles dont la progression a néanmoins été contenue depuis l'occupation de l'été 2012. À leur tour, les rebelles sont harcelés au sud-ouest par les forces gouvernementales. les habitants ne peuvent plus sortir de la ville, presque complètement encerclée par l'opposzition formée notamment de fondamentalistes intransigeants et sanguinaires. pour les chrétiens, sortir de la zône gouvernementale signifie risquer sa vie. les deux évêques d'Alep, Youhanna Ibrahim et Boulos Yazigi, sequestrés depuis plus d'un an, le savent bien. Alep est la 3ème ville chrétienne du monde arabe après Le Caire et Beyrouth: près de 300.000 chrétiens y vivaient.
la population souffre énormément. l'aviation de Bachar el Assad frappe avec des missiles et des engins explosifsles zones qui sont aux mains des rebelles; ces derniers bombardent les autres quartiers au mortier et avec des roquettes artisanales. On souffre de la faim et du manque de médicaments. Puis il y a le terrible chantage de l'eau que les groupes djihadistes coupent dans la ville. les habitants rouvrent les vieux puits autrefois creusés autour des mosquées ou des églises. C'est une guerre terrible, où la mort frappe de tous côtés. passant par des tunnels souterrains, on fait exploser des bâtiments ennemis. Comment survivre ? ... Sauver Alep vaut plus qu'une affirmation partisane sur la question.... Un sursaut de rponsablité de la part de tous les gouvernements impliqués est nécessaire. C'est tout de suite qu'il faut mettre en place des couloirs humanitaires... Autrement, avec Alep, c'est notre dignité qui sera ensevelie...." (La Vie 19.06.2014)